Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

mardi 21 novembre 2017

vendredi à la Maison de la poésie


L'invitation de Sébastien Rongier à la Maison de la poésie, vendredi, dans le cadre des soirées remue.net, je la vois un peu comme un voyage à travers mes livres parus, mais aussi à travers ce que j'ai envie et l'intention de faire ensuite.

Sébastien, à la parution de Franck, a écrit un article qui a beaucoup compté à mes yeux : il y disait ce que, précisément, j'avais imaginé un lecteur idéal pouvoir dire de mon livre au moment où je l'écrivais. Et il était bien accompagné : dans la colonne de droite de ce blog, à la rubrique "Liens vers mes textes, livres", se trouvent d'autres articles critiques importants, parus à la même époque. En 2010, et même si cela avait déjà été le cas pour Fenêtres et Cowboy Junkies, j'ai eu tout à coup l'impression d'un véritable écho. Cette impression m'est restée. Ces mots de Sébastien Rongier et de quelques autres continuent de me porter, de me laisser croire que j'ai raison de poursuivre, de m'acharner.
 
Car c'est un peu d'acharnement qu'il s'agit, parfois... Il y a des choses secrètes, des appuis sur lesquels j'espère pouvoir compter pour écrire, dont je ne parle pas tant qu'ils ne prennent pas corps (et c'est souvent le cas parce que c'est le jeu. Je ne les mentionne pas, alors : ici, sur ce blog, on n'en sait rien). Ce vendredi s'inscrira dans une période "oscillante", où j'attends des réponses, mais aussi une suite de choses qui se voient (la participation au festival Ritournelles, la parution d'A même la peau, les lectures à venir), et tout un ensemble invisible de liens, d'embranchements, de traces. C'est en tout cas de cette façon que j'imagine la soirée.

J'y lirai, je pense, des extraits de Décor Daguerre, de A même la peau et du Marilyn inédit (grande première !). Peut-être d'autres livres encore, nous sommes en train d'y réfléchir.
On y parlera aussi numérique et collectif.



Les photos ci-dessus viennent de Orly sud où je n'ai pas pris l'avion (c'était tout de même un sacré voyage) et du Bonheur d'Agnès Varda, capture apparue sur Twitter il y a peu et qui m'a fait dire "ah mais oui...".

jeudi 16 novembre 2017

A même le monde













Le jour de la parution du livre (A même la peau, hier), écrire et envoyer pour publication un court texte qui aura pris toute la journée de la veille, premier d'une très longue série destinée au livre d'après (d'après celui sur Marilyn, même). 

Ce jour J, envoyer ce texte qui parle de bruit et d'espace, déjeuner seule puis se rendre dans les beaux quartiers, y travailler, entendre parler de la pyramide du Louvre et de Peï. S'exclamer parce que celui qui en parle raconte sa discussion avec l'architecte. Lui dire en riant : "Mais vous ne vous rendez pas compte ! Vous devriez l'écrire !" Dîner debout dans le métro, station Franklin Roosevelt, entre les tourniquets et un traiteur chinois. Aller écouter Virginie Gautier A l'approche. Boire deux verres de champagne à la librairie, entourée d'amis.

Avoir visité, très virtuellement,  la veille, la station spatiale internationale. 

Apprendre la mort de Françoise Héritier le jour de son anniversaire, tandis que ma propre famille est en deuil, que je pense à l'une de mes tantes depuis lundi et que c'est cela, bien sûr, qui prend place, ces jours.
Penser à elle, Annik, et au Sel de la vie.


Avoir le dimanche acheté un gel douche de la marque qu'elle aimait, doux et acidulé, en le choisissant longuement, en pensant à elle, geste minuscule, intime, solitaire et pourtant à même le monde, je crois.

jeudi 2 novembre 2017

Agenda de novembre



















Evidemment, pour moi, le mois de novembre est celui de la parution de A même la peau chez publie.net : ce sera le 15 novembre, officiellement.  Voici, en guise d'accompagnement, un extrait de la seconde partie du diptyque intitulée En pièces. Elle évoque un recueil de photos dont le modèle est une femme, le photographe un homme. 

Chaque femme peut-être le soir dans son miroir en se déshabillant a rêvé de cette pose : le pull qu’on enlève par le haut, bras tendus, qui cache le visage et vient montrer les seins. Chaque femme ne voit pas ce que le photographe, lui, fait apparaître : les côtes qui saillent, le ventre rentré, les aisselles et l’absence de visage, donc, qui peut-être grimace, se renfrogne, peut-être est le plus beau du monde, joues frottées à la laine et roses tandis que l’oxygène ne manque pas encore.
Les femmes les devinent pourtant, ce ventre, ce buste allongés par le geste, étirés vers un point du plafond. Elles en reconstituent l’image et jettent un oeil pour vérifier, baissent le pull un instant avant de reprendre la pose.

En réalité, j'écris "sur" la photographie depuis Décor Daguerre, travail continu depuis 2013 et toujours à l'oeuvre (le Marilyn m'occupe depuis plus de deux ans maintenant). Rien d'étonnant, donc, si un peu de cette obsession réapparaît ce mois-ci. 
Deux jours après la parution, le 17 novembre, je serai d'ailleurs au Salon des éditeurs indépendants à Paris, sur le stand de publie.net pour une signature. Publie.net est vraiment une maison qui bouge, s'investit, se démène. Comme chez L'Attente, j'ai été extrêmement bien relue et je profite de cet article pour le dire : merci à Guillaume Vissac, Virginie Gautier, Christine Jeanney et Jean-Yves Fick de leurs regards attentifs, à Roxane Lecomte pour la belle couverture et le travail sur la maquette, à Philippe Aigrain pour la confiance. Merci à tous ! Mes 36 secondes de vendredi leur sont dédiées, avec un extrait de Je ne me souviens pas de Joachim Séné (qui suit La Crise, qui ressort, vous suivez ?) et de Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire de Virginie Gautier, livre dont nous avons lu, avec Virginie et Guillaume, des extraits à la librairie L'Autre livre il y a quelques jours, ce que vous pouvez entendre ici












A propos d'écoute, de son, de voix, je participerai avant tout cela, le 11 novembre à Bordeaux, au festival Ritournelles qui, pour l'occasion, ouvrira une radio. Ce sera pour Décor Daguerre, toutes les informations sont ici.
Et comme novembre, décidément, est un mois riche, le 24 je serai à la Maison de la poésie, à Paris, invitée par remue.net, cuisinée par Sébastien Rongier sur ma vie, mon oeuvre, le collectif et le numérique, et le 25 à la Vallée aux Loups pour mon troisième atelier (là, on affiche complet, il y a même une liste d'attente qui fait ma fierté !).
A très bientôt, donc, je l'espère, ici ou là.

samedi 14 octobre 2017

Marilyn memo

 Je n'en parle jamais ici




et pourtant



le livre sur Marilyn se poursuit



et j'espère bien



avoir terminé la première version du manuscrit en début d'année au plus tard.



Je le pose ici pour plus de sûreté.

dimanche 8 octobre 2017

face aux monstres



















Comme tous ses lecteurs et amis, à L'aiR Nu, nous avons été bouleversés d'apprendre le décès de Philippe Rahmy dimanche dernier, homme et écrivain pour lequel nous avions, nous avons tant d'admiration. Les 36 secondes de ce vendredi lui sont consacrées, avec des lectures de nous quatre, de Mouvement par la fin à Allegra, de Béton armé à Demeure le corps.

Son dernier livre, Monarques, vient de paraître.
Ici l'hommage de François Bon.

Je place également dans cet article un lien vers un texte sur remue.net de Philippe paru en 2009, qui m'avait beaucoup touchée (remuée, oui, c'est le mot) : en rebond à une phrase que j'avais dû écrire sur l'état dans lequel une lecture publique peut vous mettre, il explorait le vertige de cette mise à nu, le creusait, il recentrait sur la douleur dont son premier livre avait fait le portrait, ce qui n'a rien à voir avec un resserrement, un rapetissement, permet au contraire de tout inclure, naissance, mort, d'approcher un lieu que nous ne connaissons pas, nous, et de le lier au langage.
"Peut-être bien que c’est ça que j’ai voulu faire avec ce premier livre, peut-être que j’ai cru qu’il était possible d’inventer une forme de liberté sans violence, mais qui tienne face aux monstres." écrivait-il.

mercredi 27 septembre 2017

Radio pirate 70



Hier soir, 4'33 de radio pirate avant une lecture de Décor Daguerre centrée sur les ondes et ce qu'elles nous transmettent. Une oscillation de 1975 à 1977... Bonne écoute.

vendredi 22 septembre 2017

Les 25 ans de l'Attente à la Maison de la poésie











Vous êtes à Paris ou dans la région ?
Vous voulez rencontrer des éditeurs beaux et intelligents depuis 25 ans et qui d'habitude se trouvent à Bordeaux ?
Ecouter Marie Borel et Philippe Annocque lire des extraits de leurs livres ?
Vérifier par vous-même si mon cauchemar de cette nuit (feuilleter frénétiquement Décor Daguerre sans jamais retrouver ses marques tandis que tout le monde attend et que les pages laissent entrevoir ce qui, en réalité, n'y est pas, évocation d'autres lieux, photos, etc) ?
Entendre le petit montage audio, radio pirate 70, que j'ai concocté pour l'occasion ?

Bienvenue !